MAMADOU KASSE, APR TAMBACOUNDA : « Macky Sall a une nouvelle offre basée sur le Pse »

Pour le responsable de l’Alliance pour la République à Tambacounda, Mamadou Kassé, le président Sall ne se contentera pas seulement de présenter son bilan qu’il juge positif aux Sénégalais en février 2019. Dans cet entretien, M. Kassé qui est par ailleurs Directeur de la Sn Hlm souligne que le candidat de Bby tracera des perspectives avec une nouvelle offre basée sur le Pse.

Vous êtes un homme politique. Votre parti l’Apr est souvent traversé par des querelles intestines, malgré tout croyez-vous à la victoire de votre candidat au premier tour ?

Nous y travaillons. Nous y avons toujours travaillé. Mais quelque fois la conquête du pouvoir rend souvent aveugle l’opposition. Il faut d’abord analyser les scrutins qui se sont succédé depuis l’avènement du président de la République. Il y a eu deux scrutins législatifs. Il  y a eu un scrutin référendaire. Il y a eu les élections locales et un scrutin qui a concerné l’émergence du haut conseil des collectivités territoriales. Sur l’ensemble des scrutins, la coalition, Benno Bokk Yaakar a gagné. Quelle lecture  il faut avoir du message que lancent les citoyens ? Qu’est ce  qui a changé entre temps pour qu’on puisse penser que le président ne passera pas. Je reste sur l’esprit simplement rationnel. Est-ce le bilan ? Est-ce l’ambition de l’opposition ?  Est-ce un climat qui a totalement changé  qui amènerait une révolution citoyenne ? Cela m’étonnerait. Nous sommes sur le terrain en permanence pour rendre visibles les réalisations du président de la République, parler aux populations et les sensibiliser.

En quoi le bilan est-il positif ?

Le bilan est positif à plusieurs niveaux. Il y a d’abord les instruments de mesure universels. Il n’y a un pas un seul pays qui se respecte où on ne mesure pas la croissance. Ces agrégats sont des éléments d’appréciation de l’évolution du cadre macroéconomique. Pour le Sénégal, il faut partir de la situation référence de 2012 où on était à moins de 3% de taux de croissance. Aujourd’hui, on est à plus de 7 % de taux de croissance. Pour moi, il s’agit d’une évolution. Dès 2012, le président a hérité d’une situation agricole catastrophique avec des bons impayés et un monde rural en déliquescence totale. C’est Abdoul Mbaye lui-même Premier ministre qui, dans son livre, « Servir » nous donne la meilleure explication de ce que le président a pu faire dans cette situation conjoncturelle en injectant 30 milliards de Fcfa dans le monde rural pour sauver une campagne désastreuse. Il faut ajouter à cela les rigueurs naturelles. On a du faire faire face en 2013 à des situations d’inondation avec un volume d’eau impressionnant et qui a nécessité que des travaux titanesques soient menés dans le cadre du programme décennal de lutte contre les inondations. Dans la partie urgence, il y a eu des travaux sur les lacs, Ngouye, Warouwaye, la Rn I et la foire qui font qu’aujourd’hui quel que soit le volume d’eau, le système, au bout de 24 heures, arrive à évacuer l’ensemble des eaux en surplus. En huit mois, le président de la République a pu mettre dans le parc social d’habitation 2 000 logements destinés aux sinistrés des inondations alors même que jaxay en six ans n’a pu en produire autant et avait engagé beaucoup plus de frais. Nous avons aussi le taux d’inflation. Le principal problème du président de la République et nous le savions était de savoir comment améliorer le pouvoir d’achat des Sénégalais. Il savait qu’il ne s’agissait pas simplement d’augmenter les salaires si les prix n’étaient pas maitrisés. Les premières mesures, Abdoul Mbaye les rappelle dans on livre. Pour moi, c’est lui notre plus grand défenseur que nous ne connaissons pas. Celui qui lit son livre ne peut pas comprendre sa position actuelle. Il est en train de dire quand j’étais là, tout fonctionnait bien, mais il fonctionnait sous la dictée du président de la République. Tout ce qu’il dresse comme bilan et qu’il s’approprie est sous les orientations de celui qui a été élu. On lui a confié un travail. Les résultats doivent être mis dans la comptabilité de celui qui a été élu. « Servir » est une partie de notre bilan. L’idée était d’abord de baisser le prix des denrées de grande consommation et de les maintenir à un niveau soutenable pour les Sénégalais pour une durée  à moyen terme. Quand le président a agi sur le système des impôts avec la baisse des impôts sur les salaires, il y a eu une plus grande marge pour le salarié qui, avec la stabilisation des prix voit son pouvoir d’achat un peu plus élargi. Sur le plan  des infrastructures, tout le monde avait en tête qu’Abdoulaye Wade était le champion des infrastructures, mais il a réalisé moins d’une trentaine de kilomètres d’autoroute. Nous avons un super champion qui est venu avec plus de 118 km d’autoroute. Ce n’est pas comparable. Nous avons aussi la réhabilitation de la route Kaolack- Fatick qui était un calvaire pour tous les Sénégalais. Nous avons  aussi le prolongement de la Vdn, les axes, Djifer – keur Samba Dia, Nioro-Dinguiraye-Keur Ayib, la boucle du blouf et le début de la boucle des Kalounaye. Nous avons aussi le désenclavement de l’Ile à Morphil. Ce sont autant  d’infrastructures de grande envergure et de grand impact économique que le président a réalisées et dont on verra dans les semaines, mois ou années à venir l’importance économique. Tout le monde pense que l’autoroute Ila Touba relie Dakar-Thiès-Touba alors que c’est une dorsale qui fait gagner des heures à des personnes qui ne sont pas forcément de Touba. Avec Ila Touba, on gagne trois heures  de trajets sur Matam. C’est un aspect important. On gagne une heure de trajet sur Kaolack.

Le bilan est-il la seule arme pour convaincre les électeurs ?

 

Le président lui-même l’a dit à plusieurs reprises. Son bilan, il le présentera aux Sénégalais. C’est le fruit des engagements qu’il a pris devant le peuple et qu’il a respectés. Il est allé même au de-là des engagements qui  ont été pris. Mais lorsqu’on sollicite le peuple, on le sollicite sur la base de nouvelles propositions. C’est logique. Vous pensez que le président va vouloir juste dire : laissez-moi terminer mes chantiers ? Oui, il va le dire, mais il y a aussi toutes les perspectives qui s’offrent. Il y a une nouvelle offre basée forcément sur un socle qu’il a construit et sur lequel les Sénégalais se sont accordés : le Plan Sénégal émergent (Pse). Le Pse est un projet de société qui a été constitué avec des éléments. Pendant des années, nous avons géré la pauvreté à travers tous les plans qui ont été proposés : La politique de développement économique et social, le plan d’ajustement structurel, le document  de stratégie de réduction de la pauvreté, la stratégie de croissance accélérée, etc. On a géré la pauvreté, mais aujourd’hui, on se projette sur le développement. C’est à mon sens des orientations différentes. C’est un schéma qui est différent. Ça s’est traduit aujourd’hui, parce que le Pse avait pour ambition de booster la croissance et le résultat est là. Le deuxième à un niveau beaucoup plus micro, on devait désengorger la capitale en créant le pole urbain de Diamniadio et du lac rose, en élargissant la palette territoriale avec  le triangle Dakar-Thiès- Mbour à travers la mise en synergie des différentes grandes structures à savoir le déménagement de l’aéroport à Diass, le Ter  dans la stratégie de mobilité, la Vdn III, la deuxième université de Diamniadio, les nouvelles unités d’habitation, le centre des expositions,  le déménagement de plusieurs ministères, etc. Il y a du visible et du concret. Mais c’est du domaine urbain. Le pendant maintenant, c’est tout le chapelet de réalisations à travers le Programme d’urgence de développement communautaire spécialement dédié au monde rural et le Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma). Nous qui sommes de l’intérieur du pays, nous savons l’intérêt de la piste Koumpentoum – Méréto, du forage multi villages de Saré Bamol. Nous avons l’intérêt de l’électrification de Dialacoro. Il y a aussi plusieurs réalisations dans les domaines de l’électrification et de l’accès à l’eau potable, la distribution de matériel d’allègement des taches ménagères. A ces réalisations s’ajoutent d’autres mesures sociales telles que  les bourses sociales qui viennent en appui à des personnes extrêmement défavorisées dans les milieux très reculés où on a jamais eu un sentiment de partage de la valeur ajoutée nationale.

Vous avez évoqué les mesures prises, par contre certains Sénégalais et l’opposition se disent toujours pauvres…

Je n’ai jamais entendu le président défendre la thèse selon laquelle le Sénégal est un pays riche. Il a trouvé le Sénégal pauvre. La question est de savoir si on a évolué ou régressé. On ne lui a pas donné un Sénégal riche qu’il a appauvri. On lui a donné un Sénégal pauvre qu’il a amélioré. Le Sénégalais te dira toujours que la croissance ne se mange pas, mais sans croissance, on ne mange pas. Il y a des interprétations individuelles. Lorsqu’on doit avoir une analyse sérieuse, il faut une échelle macroéconomique. Entre ce que je perçois et ce que  je partage avec tout le monde. J’estime que l’opposition  n’est pas forcément le bon porte-parole des populations. Laissons les populations elles-mêmes porter leur propre jugement sur les politiques. Il faut demander à l’opposition d’aller là où les bourses sont distribuées pour dire aux bénéficiaires que les bourses seront retirées. Elle verra si les bourses sont importantes ou non. Lorsqu’on est une opposition qui passe sa journée dans les restaurants huppés des Almadies  et les plateaux de télévision, n’allez pas leur dire qu’à Bouye Nguel Bamba le président a pu permettre aux populations locales de ne plus être isolées du reste du monde lorsqu’il y a 40 à 50 mm de pluies. Il faut donc établir cette équilibre entre les gens qui parlent au nom des populations sans connaitre leurs réalités et ceux qui les défendent en vivant avec elles leurs réalités. Nous n’avons jamais dit que le Sénégal est un pays riche, mais la perspective qui s’offre à nous à savoir une politique cohérente à moyen terme jusqu’à l’horizon 2035, les nouvelles découvertes pétrolières  et gazières qui pourraient être bien utilisées, je crois que notre économie se projette dans des lendemains meilleurs que ce que nous vivons.

 

L’opposition voit le contraire…

L’opposition ne peut pas avoir la prétention d’aimer ce pays plus que nous. Nous sommes des Sénégalais. C’est à force de propositions que le président est arrivé là où il est. Que l’opposition fasse des propositions. Quand le président a proposé le Yonou Yokouté, c’était pour créer un chemin du véritable développement, parce qu’il estimait que nous étions dans un rythme qui était lent qu’il fallait booster ce rythme. Mettre les gens en face de leurs propres responsabilités pour qu’ils ne confondent pas ce qui est confié et ce qui nous appartient. C’est cette pédagogie accompagnée d’une réelle politique économique dans tous les domaines pour avoir un réel projet de vivre ensemble et de vivre mieux. Cela est accompagné d’une amélioration de notre démocratie pour créer un débat sain. Dans ces conditions, lorsqu’on rechigne à accepter ne serait-ce que ce que le président a fait de positif pour son pays, j’émets des doutes sur le patriotisme de certains. Quand on est juste et équitable, il faut  certes savoir proposer, mais il faut aussi savoir dire bravo lorsque les choses sont réalisées dans les règles de l’art et qu’elles sont profitables à la population.

 

Quel bilan à mi-parcours tirez-vous du parrainage à Tambacounda ?

Nous sommes à des proportions très avancées des objectifs qui nous ont été fixés. Nous sommes au de-là de 80% des objectifs. Nous sommes sur le porte-à-porte pour davantage être proche des populations. Nous ne voulons pas réaliser un parrainage sauvage. Nous avons travaillé depuis six ans avec une population pour la conscientiser et la mettre au parfum des réalisations du président. Il ne nous a pas été difficile de recueillir des signatures.

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