LANSANA GAGNY SAKHO, DG DE L’ONAS : « ce pays ne doit pas tomber entre des mains inexpertes »

Le Directeur de l’office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Lansana Gagny Sakho s’engage pour la réélection du président, Macky Sall à travers le lancement d’un mouvementdénommé Alliance pour le développement et l’avenir du Sénégal (Adas). Dans cet entretien, M. Sakho, explique que son mouvement va, entre autres, se battre pour donner « la bonne information sur les réalisations du chef de l’Etat aux populations pour éviter que le pays entre des mains inexpertes ».

Pourquoi, vous avez crée le mouvement Alliance pour le développement et l’avenir du Sénégal?

On a choisi de créer ce mouvement, parce qu’on ne peut plus se taire. Ce pays est à un tournant très important avec les découvertes gazières qui ont aiguisé les appétits. Ceux qui devaient se taire prennent plus la parole. Un tournant également parce que nous allons à des échéances électorales. Les réalisations qui ont été faites par le président de la République, Macky Sall ne souffrent d’aucune ambigüité par rapport aux attentes des populations. Tout n’est pas parfait, mais il y a eu des avancées significatives. Si on veut sortir le Sénégal de l’extrême pauvreté, si nous voulons  que ce travail qui a été fait puisse continuer, nous devons descendre sur le terrain, nous impliquer pour que le président Macky Sall ait un second mandat. C’est la base de mon engagement. La politique c’est être auprès des populations. C’est essayer de régler les préoccupations des citoyens. Maintenant, ce qu’on en fait, c’est autre chose. Mais on ne peut plus rester passif, sinon le pays risquerait de tomber entre les mains des professionnels de la désinformation. Pour l’avenir de la jeunesse de ce pays, il faut capitaliser tout cet excellent travail qui a été fait ces dernières années.  C’est ça qui explique la mise en place de ce mouvement qui transcende les élections qui viennent. Le mouvement va au de-là de ces élections.  Il est en droite ligne avec la vision du président, Macky Sall qui prend en charge les problèmes de la jeunesse et réduit de façon significative tout ce qui est pauvreté. Notre  rôle est d’être des  vecteurs de transmission pour les populations de la vision du président, Macky Sall. C’est tout le fondement du mouvement que nous avons mis en place.

Quelles actions concrètes comptez-vous mener pour expliquer les réalisations du président ?

Ce travail de proximité, de prise en charge des problèmes des populations, je  l’ai commencé avec pleins de mouvements de jeunes depuis une dizaine d’années. Je pense que cela ne suffit pas. Il faut aller plus loin pour appuyer le président. Nous allons donner une ampleur beaucoup plus importante à ce que nous faisions. Nous irons dans les communes pour prendre  en charge de façon raisonnable les intérêts des populations. C’est un engagement citoyen personnel. C’est un engagement à travers des groupes de jeunes et de femmes pour accompagner le président pour un second mandat. C’est comme cela que les choses vont se passer. Nous serons aux côtés des populations pour les accompagner. L’Etat ne peut pas tout faire. Nous allons participer à la conscientisation des jeunes. Beaucoup de choses se disent, mais quand vous entrez dans le fond, vous vous rendrez compte qu’il y a des gens qui s’amusent avec l’intelligence des Sénégalais.  J’ai lu Atepa  qui dit qu’il va multiplier par 5 le Pib du Sénégal en trois ans. Des déclarations comme ça, on ne peut les tenir que dans notre pays, parce qu’il y a une grande masse des populations qui n’est pas forcément consciente. Parfois des propos de ce genre sont tenus par des intellectuels. Des gens  qui veulent diriger le pays. Peut-être, ils ne savent pas ce que c’est un Etat. Je n’ai rien contre Ousmane Sonko. Il a raison sur plusieurs choses. La première chose sur laquelle il a raison est qu’il faut qu’on fasse des ruptures importantes. La première rupture à mon avis est de casser tout ce qui est inégalité. Son cheval de  bataille a été les salaires des députés qui sont mal fiscalisés, mais ce qu’il a oublié de dire est qu’il y a des fonds communs.  Comment expliquer le fait qu’une partie des fonctionnaires du Sénégal aient des fonds communs qui ne sont pas fiscalisés. Vous n’entendrez jamais Sonko parler de cela. Le gros problème que l’Etat du Sénégal a avec les fonctionnaires viennent de là. Je connais beaucoup d’inspecteurs des impôts qui sont très compétents, mais quand vous entendez un inspecteur principal des impôts qui vous dit : nous allons sortir du Fcfa, vous vous interrogez. Si ce sont ces gens qui prennent les décisions dans ce pays, nous allons dans le mur. Aucun pays ne peut se développer en s’enfermant. Nous sommes 14 millions de Sénégalais qui vivons dans un pays pauvre. Nous devons nous ouvrir. Si nous créons notre propre monnaie ce qui est arrivé dans plusieurs pays va nous arriver.  Il n’y a pas un seul Etat africain qui s’est développé avec sa propre monnaie.  La monnaie est une contrepartie économique. Ce que nous devons faire et que les opposants ne le disent pas, est que nous devons nous mettre au travail. M. Sonko demande aussi la fiscalisation des entreprises. C’est là où je dis qu’il faut revoir le modèle d’enseignement qu’on donne à ces gens qui sont supposés être de  hauts fonctionnaires. Les impôts n’ont jamais développé un pays. Ce qu’il faut savoir est que le secteur privé est le moteur de toute croissance. Si vous pressez les entreprises, elles risquent de fermer. L’exemple d’Ousmane Sonko montre que nous avons échoué dans la gestion des finances publiques. Pour le reste, chacun va faire ses supputations, mais ce qui est certain est que ce pays est à la croisée des chemins. Le Sénégal comme tous les pays d’Afrique ne peut pas se développer en dehors de la mondialisation. Le président Sall a compris cela par les jalons qui ont été posés à tous les niveaux. Tout ne peut pas se régler  en une journée.

Certains vous ont annoncé à Fass. D’autres dans le Sénégal oriental. Laquelle de ces localités est votre base affective ?

Je refuse le cloisonnement. Je suis né à Fass. Ma grand-mère maternelle est de Colobane. J’habite à Ouakam. Je travaille sur Hann aussi. Partout où je pourrais apporter  une assistance au président pour qu’il passe, je ne ménagerai aucun effort. Par contre, l’élection présidentielle est une étape. Après l’élection, nous allons créer un réseau qui va travailler dans la limite du possible sur l’ensemble du pays pour accompagner le président, mais surtout les populations. L’élection va se gagner sur le triangle, Mbour , Thiès, Dakar  et Touba. Dakar n’appartient à personne. La bataille de l’opinion et de la désinformation va se gagner à Dakar. Cela ne signifie pas que dans le Sénégal oriental, notamment dans le département de Bakel nous allons baisser le bras. Il s’agit de lendemains du Sénégal. On ne doit ménager aucun effort pour que ce pays ne tombe entre des mains inexpertes. Je ne doute pas de la compétence des gens, mais pour gérer un pays, il faut un vécu. Le président a été Directeur général de Pétrosen, ministre, Premier ministre et président de l’Assemblée nationale. L’expérience est nécessaire. Nous ne pouvons pas nous taire face à ceux qui veulent tromper l’opinion. Ce qui attire certains, ce sont les ressources naturelles notamment le pétrole et le gaz. Chacun veut être au banquet demain. Malheureusement, la jeunesse n’arrive pas forcément à cerner toutes les problématiques qui tournent autour de la gestion du pays. Le président fait un excellent travail. Nous devons tous sans casquette politique l’accompagner pour qu’il termine son travail.

Comment faire pour gagner la bataille de la désinformation ?

Il faut que les gens descendent sur le terrain. Il faut qu’on soit réaliste. Aussi bien dans la mouvance présidentielle que dans l’opposition, les Sénégalais ont besoin d’entendre d’autres voix. Des voix crédibles. Je ne dis pas que ce qui se faisait n’était pas bon, mais je pense qu’il faut de la proximité. Il faut surtout dire la vérité. Il faut montrer les réalisations. Personne ne peut nier les réalisations du président. Il faut maintenant aller auprès des populations, maison par maison, foyer par foyer, expliquer ce qui a été fait. Les meetings sont importants, mais le travail d’explication est la chose la plus importante sur laquelle nous devons travailler. Les gens ne sont pas  amnésiques. Il y a des réalisations palpables. C’est ça notre travail. Nous sommes entrés dans plusieurs maisons, mais les gens disent, Macky est mon leader, mais je ne sais pas à qui parler. Nous devons casser cela.  Nous devons ouvrir les portes. Nous n’avons pas deux candidats. Nous avons un seul candidat, le président, Macky Sall. Nous devons avoir la générosité d’ouvrir nos portes à tout le monde. Ce n’est pas une question de parti, ni de mouvance présidentielle, mais de large rassemblement pour réélire le président de la République. Il faut tirer tous sur la même direction et qu’on soit capable d’expliquer de façon rationnelle les réalisations du président de la République. Si nous faisons cela, il ne fait l’ombre d’aucun doute, il passera au premier tour.

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