Sortants de la Formation payante en grève de la faim : aucun droit à être recrutés

COMMUNIQUE DE PRESSE

Depuis quelques jours, certains sortants de la Formation payante, promotion 2013, de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation (FASTEF) ont entamé une grève de la faim pour demander leur recrutement dans la Fonction publique.

Le recours à cette méthode n’est pas une première puisqu’elle avait déjà été utilisée en janvier 2013 et en octobre 2015 et, à chaque fois, le Ministère de l’Education nationale, a tenu à publier un communiqué de presse pour donner à l’opinion publique la bonne information.

Ce présent communiqué vient donc, à nouveau, préciser les raisons pour lesquelles une suite positive n’a pas été réservée à l’exigence de ces grévistes.

Il faut d’abord rappeler que les recrutements par la Fonction publique pour servir dans le secteur de l’Education se font sur la basede concours, des besoins en enseignants exprimés par le ministèreeten fonction des postes budgétairesdûment autorisés ; c’est dire que pour qu’un enseignant soit recruté, il faut d’abord que son profil corresponde à un déficit d’encadrement et ensuite que sa prise en charge salariale soit prévue dans le budget.

Or, ces grévistes de la faim ne répondent à aucun de ces critères puisqu’ils ont effectué leur formation à la FASTEF sans que le Ministère de l’Education nationale ne l’ait demandée ; ils ont donc eux-mêmes payé leur formation, d’où le nom de sortants de la Formation payante ; en conséquence et de plus, les crédits nécessaires à leur rémunération n’ont jamais été budgétisés.

Ainsi, ces sortants ont effectué leur formation de leur propre chef et sans aucun engagement de l’Etat de les recruter à leur sortie tout comme l’Etat ne prend aucun engagement de recruter des sortants de la Faculté de Médecine, de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion (FASEG) ou d’autres facultés, UFR et instituts ; il faut en outre rappeler que la Formation payante, depuis lors abandonnée, avait initialement été instituée pour permettre à ceux qui en seraient diplômés de servir notamment dans l’Enseignement privé pour en relever le niveau.

En dépit de ces considérations objectives, le Gouvernement du Sénégal a, depuis 2013, pris l’engagement formel de toujours privilégier, en matière de recrutement, mais toutes les fois qu’un poste budgétaire serait disponible et qu’un besoin en enseignants se manifesterait, les sortants de la FASTEF non encore recrutés ; cet engagement est, à ce jour, respecté et cette option qui a permis à la majorité des sortants de la promotion de 2013, auxquels il faut ajouter ceux restants de la promotion 2012, d‘être recrutés.

Les sortants non encore retenus ne l’ont donc pas été parce que leur profil ne correspond toujours pas à des besoins avérés ; au contraire, ils sont diplômés dans des disciplines où le système éducatif enregistre, en ce moment, des surnombres d’enseignantsencore sous-employés en deçà de leur crédit horaire.A noter également que la communication n’a jamais été rompue avec eux car leurs délégués ont été reçus récemment à trois reprises (les 9, 25 et 30 octobre 2018) par le Directeur des Ressources humaines du ministère de l’Education nationale.

Telle est donc la réalité des faits ; il reste entendu que le Gouvernement a fait de l’emploi des jeunes une priorité absolue et œuvre sans relâche pour leur permettre, à tous, d’apporter leur contribution au développement de notre pays.

Dakar, le 27décembre2018

Le Ministère de l’Education nationale

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