Me EL-HADJI OMAR YOUM :  » Idrissa Seck doit apprendre à respecter le peuple »

Le responsable de l’Alliance pour la République dans le département de Mbour, Me El-Hadji Om      ar Youm invite les auteurs du livre blanc dénonçant des irrégularités notées lors du scrutin du 24 février 2019, à « respecter le peuple ».  Il rappelle dans cet entretien que ce scrutin, l’un des mieux organisés au Sénégal depuis son accession à la souveraineté internationale était salué de tous les observateurs pour sa transparence et son déroulement.

Les candidats malheureux à l’élection présidentielle du 24 février ont sorti un livre blanc dans lequel ils dénoncent des irrégularités  dans le scrutin. Vos commentaires?

C’est une attitude malheureuse de candidats malheureux qui ont été battus à plate couture sous le regard averti de plusieurs observateurs nationaux et internationaux qui ont, tous attesté, de la régularité du scrutin du 24 février et qui ont, à juste titre, considéré que ce scrutin était crédible, sincère et transparent. On peut comprendre que des candidats qui ont du mal à se relever d’un coup de massue reçu du peuple soient encore dans le vertige de la déraison.

Pour eux, ces manquements ont faussé la sincérité du vote puisque le président se situerait à 48 %…

C’est facile de s’enfermer dans un salon et d’imaginer des choses que rien ne justifie objectivement. Ces opposants doivent apprendre à respecter le peuple qui s’est mobilisé pour voter. Ils doivent aussi du respect à notre démocratie saluée à travers le monde que ces manipulations maladroites faites de négations voire de dénégations ne pourront jamais ternir. C’est peine perdue. Personne n’accorde du crédit à ce qui semble relever, à mes yeux, du délire. 

L’opposition dit que la fraude aurait commencé en 2016. Autrement dit, les législatives n’étaient pas transparentes…

Pourquoi a-t-elle alors participé volontairement et sans aucune réserve aux élections législatives de 2017 et à la présidentielle de 2019 ? Pourquoi ces candidats déchus continuent-ils de siéger à l’Assemblée nationale dès lors qu’ils considèrent que leur élection est frauduleuse ? Ils ne croient même pas à ce qu’ils avancent. L’élection présidentielle de 2019 a été la moins contestée au Sénégal puisqu’aucune contestation ne figure sur aucun procès-verbal de bureau de vote ou n’a été mentionnée par commission départementale. C’est la raison pour laquelle aucun recours n’a été exercé. Il est maintenant facile pour des intellectuels en chômage technique de meubler leur temps par un imaginaire malheureusement peu créatif.

Cette sortie ne constitue-t-elle pas un frein au dialogue?

L’appel au dialogue du Président de la République est un appel sincère qui se fera avec les acteurs sincères attachés à la paix et à la préservation de la stabilité de notre pays qui amorce une phase décisive dans son plan d’émergence. Ce sera un dialogue inclusif ouvert à toutes les forces vives. Ce dialogue n’est pas que politique, il aura une dimension économique et sociale. 

Que faut-il faire pour restaurer le dialogue?

Le dialogue n’a jamais été rompu. Il se fait tous les jours autour des programmes mis en œuvre par le gouvernement à différents niveaux. Hier, 1er mai, fête du travail a été un grand moment de dialogue tripartite pour évaluer les avancées significatives dans le secteur du travail où le pacte de stabilité a permis de satisfaire de façon significative les doléances des travailleurs prises en charge dans des plateformes de concertation soutenues. Le patronat et le secteur privé sont en train d’examiner avec le gouvernement les modalités de mise en œuvre des 5 initiatives du Président de la République notamment en matière de logement, de gestion des déchets, etc. C’est dire que les acteurs soucieux du développement du Sénégal et qui ne sont pas dans une logique « de pousses toi que je m’y mette » se parlent, échangent et coproduisent pour faire avancer le pays.

Qui pour être l’interlocuteur de l’Etat si on sait que le Pds ne fait pas partie des initiateurs du livre blanc?

L’Etat est là pour tout le monde et pour toutes les personnes particulièrement celles de bonne foi qui souhaitent apporter leur concours pour le bien-être des populations. Nous n’avons aucun a priori sur personne. 

La publication intervient à quatre jours de l’adoption de la révision de la Constitution. Qu’est-ce qui fait la pertinence de la réforme?

Sur ce projet de révision, le Président de la République, suivi du Premier ministre, a été clair sur le bien-fondé de la réforme dont la finalité est de donner au Sénégal un régime présidentiel qui restaure la séparation des pouvoirs et privilégie l’action qui se fera avec moins de lourdeur administrative inhérente à la multiplication des échelles de préparation de la décision. Ce sera une nouvelle ère de gouvernance de proximité permettant au Président de la République de disposer directement de l’administration pour faire avancer la mise en œuvre des politiques publiques. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *