Elections locales : le temps des « jeunes loups »

L’élection présidentielle de février 2019 a été le temps du président de la République. Comme un seul homme, les leaders de la mouvance présidentielle ont mouillé le maillot pour le triomphe de leur leader. Les élections locales qui pointent à l’horizon ne seront pas le temps du président de la République, mais celui des jeunes leaders qui, depuis 2012, accompagnent le leader de l’Alliance pour la République et qui n’ont pas encore eu la chance de bénéficier d’un mandat électif pour tenter de répondre aux préoccupations des populations locales.

Nombre de ces jeunes loups ont fait leurs preuves aux plans professionnel et politique. A titre d’exemple, El-Hadji Mamadou Diao, actuel Directeur des Domaines a montré qu’il maitrise les rouages de l’économie sénégalaise, mais aussi la vie politique du pays. Il a été de tous les combats qui nécessitaient un bagage intellectuel. Sa participation remarquée au débat sur le pétrole et le gaz soulevé par Ousmane Sonko à travers son livre en est une illustration parfaite. Mieux, ses interventions dans les médias ont aussi permis de faire comprendre les enjeux du Plan Sénégal émergent. C’est visiblement pour cette raison qu’il faisait partie du cercle restreint des personnalités qui étaient dans le directoire de campagne du candidat, Macky Sall. Le responsable de l’Apr Kolda a été également au sein de l’équipe de campagne de la tête de liste de la coalition, Benno Bokk Yaakar (Bby), Mahammed Boun Abdallah Dionne lors des élections législatives de 2017. Tout en désertant sa base politique, ses militants avaient sonné la mobilisation pour la victoire du camp présidentielle. C’est sans doute pour mieux montrer sa force qu’il semble prendre en main son destin au plan local. Du 13 et 15 septembre, il est attendu à Kolda où il effectuera un séjour dans sa ville natale. Il lancera le concept «ÉCOUTE CITOYENNE KOLDOISE». « Mes collaborateurs et moi irons à la rencontre des groupes socio-économiques et des organisations professionnelles pour les écouter, recueillir leurs avis et de discuter avec eux de leurs situations. L’objectif étant de concevoir ensemble des alternatives et des solutions. Ces concertations permettront, à terme, de définir un programme local inclusif et participatif », souligne-t-il.

Mame Boye, comme disent affectueusement ses amis va donc prendre date. De façon légitime. D’autres leaders locaux n’auront pas tort de suivre ses traces. Eux aussi, ont fait prévaloir leurs compétences dans leurs domaines respectifs. Mieux, leurs bases politiques sont une réalité indéniable.  Même si la coalition présidentielle a perdu l’élection présidentielle à Ziguinchor, Doudou Ka a réussi à se forger une base politique. A côté de cette action politique, il est en phase de réussir la mutation institutionnelle du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) qui va générer plus d’emplois et de financements pour les jeunes. Ibrahima Barry, leader du Rcd a récemment fait avec brio son bilan à la tête Conseil départemental de Vélingara. Il est candidat à la mairie de cette ville. Un challenge pour le receveur des domaines de Rufisque qui se distingue souvent dans les actions sociales dans cette partie du Sénégal. A Tambacounda, Mamadou kassé, a fini de montrer qu’il un ancrage local avec la forte mobilisation de ses militants lors de l’élection présidentielle. La liste n’est pas exhaustive.

Le temps de ces jeunes loups a donc sonné. Rien ne doit s’opposer à ce qu’ils jouent les premiers lors des élections locales. La survie de l’Alliance pour la République y dépend largement. Ils ont la compétence et l’ancrage politique pour accompagner le développement de leurs collectivités locales respectivement, qui ont besoin d’un nouveau souffle.

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