CETTE CARTE QUI DIVISE : Qui se sent morveux, se mouche! ( Par Yaya DIALLO )

De tout temps, des individus nous tympaniser sur des motifs de qui est journaliste ou qui ne l’est pas. Des gens qui s’érigent en maîtres absolus de la plume et de la parole continuent de harceler les confrères comme si le métier de journalisme est béni des dieux. Le premier contingent de journalistes n’est sorti d’aucune école de formation journalistique. Et ces gens se sont avérés d’excellents journalistes pour dire que le Diplôme ne fait pas forcément le journaliste.

Le journalisme est une vocation et un talent. On entre à l’école du journalisme mais on n’en sort pas journaliste. Nous avons charcuté énormément des papiers de journalistes issus de CESTI ou ISSIC, etc. qui viennent arrondir les angles parce qu’ils sont payés à la poche. Maintenant, s’il faut aller jusqu’à dresser des garde-fous relatifs à la « Carte nationale de la Presse », il y a de quoi se poser des questions pour savoir s’il ne s’agit pas d’un ostracisme envers d’autres confrères ou pas. Ainsi, cette carte constitue un sésame, en quelque sorte la porte d’ouverture à cette profession dénaturée, défigurée et dévalorisée et même vidée de son contenu noble.

Maintenant, qu’on nous dise quel est l’intérêt de crier sous tous les toits pour dire qui est journaliste ou qui ne l’est pas. Pourtant, s’il n’y a pas de crise dans la presse qui vaut toute cette escalade. Les bévues, les diffamations, les calomnies, etc. sont à chercher chez ces journalistes issus des écoles de formation. Les journalistes n’étant sortis d’aucune école de formation sont formés dans le tas et n’ont jamais eu maille à partir avec la justice. Ils exercent ce métier dans le respect de l’éthique et de la déontologie de la profession et selon les lois et règlements de ce pays. Il y en a qui ont capitalisé 30 ans dans le métier de la presse et ces gens-là, on ne leur apprend plus le journalisme dont moi-même.

Plutôt que de fustiger ses confrères, on ferait mieux de valoriser les conditions sociales et salariales des journalistes et non de les laisser se nourrir de piges. C’est comme si le journalisme est une mine d’or où il faut creuser quelques centimètres pour sortir des centaines de tonnes d’onces. Il n’y pas d’argent dans la presse. Ceux qui sont restés dans ce métier de la presse là, le font par amour et non par opportunisme. Nous avons vu naître et mourir beaucoup d’organes de publication et pourtant, nous sommes toujours là. Nous tirons nos canards selon nos possibilités d’autant plus que nous sommes sevrés de cette aide à la presse dont nous avons droit parce que nous sommes des entreprises légalement constituées. Nous sommes des organes reconnus par l’Etat avec tous les papiers au même titre que les grandes entreprises de presse. Malheureusement, cette aide va dans l’escarcelle de cette commission de (…) qui se la partage sans scrupule.

Yaya DIALLO
Editeur et Directeur de Publication du journal « Train de Vie »

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