ALIOU FAYE, APR FATICK : « Mes ambitions pour Ngayokhem… »

A Ngayokhem, il trace son sillon. Aliou Faye, responsable de l’Alliance pour la République est visiblement devenu le chouchou des populations. Du moins si on fie, à l’accueil que les citoyens de cette commune du département de Fatick lui réservent lors de ses tournées. Déterminé, le jeune « Apériste » qui souhaite diriger la liste de Benno Bokk Yaakar lors des prochaines élections pense que Fatick a intérêt à consolider le leadership du président Sall. M. Faye qui est par ailleurs, président du mouvement de soutien au Chef de l’Etat dénommé « Nouvel Elan » affiche de grandes ambitions pour son terroir…Il dit à qui veut l’entendre qu’il veut être maire pour révéler les défis du développement local.

Comment se porte le mouvement Nouvel Elan ?

Le  Nouvel Elan est un mouvement né il y a quatre mois dans la commune de Ngayokhem. Nous avons fait une lecture à la suite des évènements qui se sont produits en mars dernier dans les grandes villes du pays notamment à Dakar et Ziguinchor. Nous avons vu qu’il y a une certaine classe politique qui essaie de manipuler la jeunesse. Nous avons dit, nous jeunesse de Fatick, consciente des enjeux actuels et étant derrière le président, Macky Sall, nous n’avons pas le droit de rester les bras croisés. Nous avons fait cette prise de conscience. Nous avons discuté entre nous et nous avons décidé de nous lancer dans l’arène politique autrement. C’est pourquoi, nous avons dit Nouvel Elan. On ne faisait que suivre les politiciens classiques qui étaient dans le département qui, aujourd’hui, doivent aller à la retraite du fait de leur âge, leur durée dans la scène politique. Aujourd’hui, il y a une différence d’âge très grande entre ces leaders et la jeunesse actuelle. La jeunesse ne se retrouve pas dans leur manière de faire, leur discours. La jeunesse est laissée en rade. C’est cette jeunesse même qui réclame de nouveaux leaders. Des leaders jeunes comme eux. C’est pour cela, étant leur grand frère, étant derrière Macky Sall depuis belle lurette, nous avons pris la décision de nous engager en prenant le devant. On ne sera plus suiviste, mais ensemble avec toutes les populations, nous allons aider la jeunesse. C’est pour cela que nous avons appelé le mouvement Nouvel Elan. C’est un mouvement de soutien au président, Macky Sall.


Concrètement, qu’est ce que vous comptez apporter de plus ?

Nous allons apporter notre engagement sur le terrain. C’est notre contribution intellectuelle, physique. Depuis lors, nous faisons des actions à Ngayokhem. Nous avons 18 villages. Nous avons fait la quasi-totalité des villages. Et aujourd’hui, nous sommes au treizième village. Il ne reste plus de cinq villages. Nous avons déjà installé des points focaux dans les villages que nous n’avons pas encore visités. Ils sont en train de faire le travail de terrain.  Il nous reste qu’à tenir dans ces zones des meetings et des visites de terrain. Cela se fera pour bientôt. Dans deux ou trois week-end, nous allons boucler par un meeting communal pour montrer à tout le monde que c’est le nouvel élan qui est en vogue. Et la population a entièrement adhéré à ce mouvement de soutien.

Quel message délivrez-vous à ces populations ?

Nous leur disons que l’heure est grave. Aujourd’hui, il y a un discours de l’opposition qui circule qui essaie de faire croire aux populations que rien n’est fait que ça ne marche pas, alors qu’en réalité, si on fait un bilan depuis les indépendances à nos jours, nous pouvons dire que le meilleur président que le Sénégal n’a jamais connu s’appelle Macky Sall  du point de vue des réalisations palpables. Au de-là de ça, je ne suis pas régionaliste, mais je suis de Fatick. Tous les Fatickois ont le devoir moral de consolider le leadership de Macky Sall. Fatick a intérêt à consolider le leadership de Macky Sall. Nous n’avons pas intérêt à l’affaiblir. Il est des nôtres. Il a beaucoup fait. Je prends l’exemple du désenclavement. Il y a quelques années, il n’était pas facile de se déplacer dans la région. Aujourd’hui, les routes Fatick-Niakhar-Bambey, Fatick-Diakhao-Gossas ont été réalisées. Le pont de Foundiougne sera bientôt réceptionné.  Ne serait -ce que pour ces actions, le Sine doit serrer la ceinture et aider le président à parachever son programme pour le Sénégal.

Comment les populations accueillent-elles votre message ?

Elle l’accueille favorablement. Il suffit d’expliquer les enjeux, les populations comprennent. Nous n’avons pas de difficultés à expliquer que le président a beaucoup fait dans le Sine. J’ai donné l’exemple des routes bitumées. Les pistes de désenclavement. Nous avons aussi l’électrification. La quasi-totalité des villages sont électrifiés. Les populations ne sont plus dans le noir. L’eau est partout. On a vu des adductions d’eau partout dans les villages les plus reculés. Tout cela c’est avec l’avènement du président de la République. Il y a beaucoup de jeunes qui ont bénéficié d’appui à travers la Der, l’Anpej. C’est un effort à saluer. Certains qui ont été responsabilisés à Fatick ont quand même pris des jeunes et les ont placés quelque part. Je ne peux pas citer d’exemple pour ne pas créer des problèmes, mais il y a beaucoup de directeurs généraux qui ont compris le sens de leur mission. Ils ont essayé d’aider la population notamment les jeunes. Je lance un appel. Que tout le monde sache que l’intérêt de Fatick est de soutenir le président, Macky Sall. La jeunesse de Ngayokhem n’est pas en reste. C’est pour cela que nous nous sommes levés avec notre mouvement. Nous voulons que d’ici 2024, toute la région se mobilise derrière le président, Macky Sall. Nous sommes sur le terrain. Nous sommes sur l’action. Chaque week-end, nous faisons deux à trois villages depuis trois mois. C’est du concret.  Nous menons aussi des actions sociales. Nous sommes à l’écoute des populations qui ont des difficultés à prendre en charge des urgences. Nous essayons de partager avec ces populations les moyens que nous avons.  Cela est bien apprécié.

Quel appel lancez-vous à l’endroit des autres responsables du parti pour la démultiplication des messages expliquant les réalisations du Chef de l’Etat?

Ils doivent comprendre que l’enjeu actuel n’est pas les querelles de chapelle. Ce ne sont pas les problèmes personnels. Dire, je veux être maire à vie, ce n’est pas ce qui va développer nos terroirs. L’intérêt actuel est que tout le monde s’unisse derrière le président de la République. Chacun veut être maire. Ou bien le maire actuel veut consolider son hégémonie alors qu’on sait qu’actuellement il y a des problèmes. La gestion des collectivités locales est un travail de terrain, de tous les jours. On ne peut pas piloter une mairie à partir de Dakar. On ne peut pas piloter une mairie en ne résidant pas dans la collectivité. C’est ce qui se passe actuellement. Les populations rencontrent d’énormes difficultés pour obtenir un extrait de naissance. Il faut une semaine voire quinze jours pour délivrer un extrait de naissance. Pourtant certains demandeurs sont souvent dans l’urgence. Certains doivent faire des concours. On doit corriger cela. C’est sur cette lancée que nous nous sommes inscrits. La commune est large. Nous avons deux zones très lointaines. La commune est divisée en deux, le chef-lieu de commune qui est Ngaoykhem et le deuxième village qui est Toucar qui polarise neuf autres villages. Pour chercher un papier au niveau de Ngayokhem, les populations éprouvent d’énormes difficultés. C’est ce qui explique que la majeure partie des enfants qui sont nés dans cette zone n’obtiennent des extraits que quand ils arrivés en classe de Cm2. Ils sont obligés dès fois d’aller faire des jugements. J’ai discuté avec le directeur de l’état civil pour que quand j’arrive à la mairie, je puisse créer un centre d’état-civil dans la deuxième zone pour que les services de la mairie soient beaucoup plus proches des populations. Les populations apprécient beaucoup ce projet.

Pensez-vous que l’alternance générationnelle pourrait être une réalité à Ngayokhem ?

L’alternance générationnelle est une réalité. Nous sommes porteurs de projet. Nous ne sommes pas là dans le verbiage, à demander uniquement à être élus. Nous avons des ambitions pour notre terroir. Nous avons des projets qui sont bien appréciés par les populations. C’est pourquoi, l’engouement est là. Quand on organise tout le monde vient. Nous aurons la victoire au soir du 23 janvier 2022.

Que recommandez-vous aux leaders de Benno bokk Yaakar pour les investitures ?

Pour les investitures, c’est bien clair que Bby n’investira que les candidats qui sont aimés par la population. Elle investira les candidats qui peuvent gagner. A Ngayokhem, ce n’est plus un secret de polichinelle, le seul candidat qui peut gagner est le candidat du  nouvel Elan, un mouvement de soutien du président qui peut valablement diriger la coalition, Bénno Bokk yaakar.  Ce n’est pas nous qui le disons. C’est tout le monde qui le dit.

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