NIGER : Des membres de la société civile déférés dans des maisons d’arrêt

Vingt-trois personnes dont cinq ténors de la société civile ont été mises sous mandat dépôt dans différentes prisons du Niger, mardi, à la suite de leur audition par le procureur près du tribunal hors classe de Niamey selon Me Samna Daouada, un des avocats de la défense.

«Ils sont accusés d’organisation de manifestation interdite et de participation à une manifestation interdite», a expliqué face à la presse Me Samna à la sortie du Tribunal.

Après quarante-huit heures de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, les leaders de la société civile ont été placés sous mandat de dépôt dans des différentes maisons d’arrêts.

Cette évolution a eu lieu, malgré l’appel lancé par Amnesty international, la veille, de libérer toutes les personnes interpellées, dimanche, en marge des manifestations contre la loi de finances 2018.

«Les autorités nigériennes doivent immédiatement libérer les activistes de la société civile et de l’opposition politique arrêtés dimanche au cours d’une manifestation publique», avait déclaré Amnesty International dans un communiqué publié lundi.

Selon l’organisation internationale de défense des droits humains, «la vague d’arrestations d’activistes et la réponse manifestement brutale des forces de sécurité bafouent non seulement le droit des manifestants à la liberté de réunion pacifique, mais risquent d’embraser une situation déjà tendue au Niger».

Lundi, le secrétaire général du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS Tarrayya, parti au pouvoir) également ministre des Finances, Hassoumi Massaoudou, a déclaré que le gouvernement ne négociera pas.

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