Parrainage : L’Afp France vote oui

L’Alliance des forces de progrès de France soutien la Loi sur le parrainage. Dans un document transmis à la presse, elle argumente sur la position. « Lors des dernières élections législatives qui ont eu lieu le dimanche 30 juillet 2017, de nombreuses difficultés ont été constatées. Parmi celles-ci, nous pouvons noter une prolifération des listes qui étaient au nombre de quarante –sept (47). Cette situation a obligé l’Etat, la CENA et les acteurs politiques concernés à modifier des dispositions du code électoral à quelques semaines du scrutin pour éviter le pire. Au final, le verdict des urnes nous apprend que quatre (04) coalitions uniquement ont réussi à avoir des voix suffisantes pour des sièges, dix (10) bénéficiant du plus fort reste, trente –trois (33) n’ayant même pas réussi à obtenir un siège à l’Assemblée nationale , malgré les dépenses exorbitantes liées à l’organisation des élections », souligne le texte.
Pour les progressistes de France, ces dernières situations de l’élection ont montré que la floraison non encadrée des candidatures cause de réelles difficultés pour son organisation dans notre pays. Aussi bien que le coût de cette organisation qui est très élevé.

Au regard de cette situation pour s’assurer d’une élection présidentielle bien organisée, nous soutenons la loi sur le parrainage. Ce soutien s’inscrit dans la logique d’organiser le multipartisme pour éviter les candidatures fantaisistes, qui n’assureront même pas 0, 500/0 des suffrages exprimés. A titre illustratif, on peut citer les élections présidentielles de 2012, avec ses quatorze (14) candidats.

L’opposition dont le seul but est de déstabiliser le pays en essayant de semer des troubles à l’ordre public et créer le doute dans la tête des sénégalais, ne cessent de raconter des contrevérités dénuées de bonne foi en contestant le principe démocratique du parrainage, bien que cette dernière soit établie dans toutes les grandes démocraties.

Le 23 juin 2012, la loi qu’on voulait proposer était anti-démocratique parce qu’elle remettait en cause le mode d’élection du président de la république en permettant à un candidat qui à 26 0/0 d’être président de la république. Par contre le système du parrainage c’est traite sur la modalité des candidatures et non le mode des élections. Le principe d’élection du Chef de l’Etat est verrouillé grâce au référendum du 20 mars 2016.

Il convient de rappeler que dès 1963, on a connu le parrainage au Sénégal. A l’époque, pour être candidat à la présidentielle, il fallait être soutenu par un parti politique ou dix (10) députés. Ensuite, le nombre de députés requis a baissé de 10 (dix) à cinq (05). En outre, le parrainage est appliqué dans notre pays depuis 1992 pour les candidatures indépendantes. Il convient de préciser que l’applicabilité du parrainage au Sénégal s’étend aux élections locales et législatives.

La France a introduit le parrainage des élus en 1962 pour écarter les candidatures fantaisistes qui n’ont pour vocation que d’amuser la galerie, sans consistance, sans base politique et sans fondement objectif.

A côté du parrainage des élus institué par le modèle français, onze (11) autres pays européens imposent le parrainage citoyen, en exigeant tout simplement qu’un certain nombre de citoyens parraine les candidats. Le principe du parrainage est appliqué dans plusieurs autres pays à travers le monde.

Le système de parrainage mis en projet par le gouvernement impose à chaque candidature de disposer de 10/0 du nombre d’inscrits sur le fichier général. Ce projet de loi annoncé par le régime en place impose à tout candidat de disposer de 65 000 signatures. Les signataires doivent être domiciliés dans sept (07) régions du Sénégal, et chaque région doit compter au moins 2000 signatures qui se sont inscrits dans le fichier.

En définitive, après analyse, nous sommes favorables au parrainage citoyen qui permet d’écarter les candidatures fantaisistes qui polluent la compétition électorale pour le choix du Président de la République. A ce titre, nous invitons tous les citoyens à la consolidation des acquis démocratiques.

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