Me El-Hadji Oumar Youm :  » Il est possible d’envisager des discussions avec les députés pour affiner la Loi sur le parrainage »

Directeur de cabinet du président de la République, Macky Sall, Me El-Hadji Oumar Youm souligne que le chef de l’Etat est toujours ouvert à des discussions avec les acteurs sur la Loi relative au parrainage. Selon Me Youm, il est possible d’envisager des discussions avec les députés de la majorité et l’opposition pour affiner la Loi sur le parrainage. Dans cet entretien, le maire de Thiadiaye aborde d’autres questions d’actualité dont les décisions du récent secrétariat exécutif national de l’Apr, les attaques de l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck.

Monsieur le ministre, le secrétaire exécutif de l’Apr a créé 5 pôles. Pourquoi la mise en place de ces entités ?

L’année 2018 est une année traversée par de grands évènements. Le président du parti, Macky Sall, a estimé qu’il était nécessaire de mettre en place des pôles confiés à des camarades pour prendre en charge certaines missions d’encadrement de ces évènements.

Quelle est la feuille de route assignée à chaque responsable de pôle ?

Copter des ressources humaines qui vont constituer ces équipes, après validation du président du parti, et qui vont travailler collectivement dans la prise en charge des évènements précités. Il s’agit, entre autres, pour ce qui concerne le pole congrès, du suivi de l’organisation de notre congrès qui se tiendra le 1er décembre 2018. Il va falloir prendre les dispositions avec les personnes qualifiées pour assurer une réussite totale. C’est la même chose pour le pôle programme. Nous allons vers une élection présidentielle. C’est bien d’avoir un programme, mais c’est bon aussid’avoir des perspectives. Ce pôle programme conduit par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne se chargera de commencer à faire le draft du programme qui sera présenté aux Sénégalais. C’est également le cas pour ce qui concerne le pôle mobilisation et parrainage. Une élection, c’est d’abord l’animation. C’est la mobilisation. C’est aussi le parrainage qui se fera autour des candidatures. Nous n’attendons pas la veille du dépôt pour commencer le travail. Il s’agit donc de réaliser toutes les activités préparatoires qui permettent de prendre en charge ces évènements pour une réussite satisfaisante.

Vous parlez d’un pôle programme. Voulez-vous dire que la stratégie ne sera pas centrée sur le Pse ?

Le programme que nous avions présenté aux Sénégalais, le Pse, a été découpé dans l’espace temporel en plan d’actions prioritaires. Chaque quinquennat, nous avons un plan d’actions prioritaires. Le premier plan finira en 2018. C’est normal qu’on ait des actions planifiées pour le mandat à venir. C’est sûr que ce sera dans la continuité de la philosophie du Pse avec des axes d’amélioration, mais aussi des axes de renforcement de ce qui a été déjà enclenché à la satisfaction des populations.

Pourquoi les alliés ne sont pas pris en compte dans ce dispositif ?

C’est parce que tout simplement nous n’en sommes pas encore à des équipes de campagne que les alliés ne sont pas encore associés. Nous sommes en train de faire un travail préparatoire pour dégrossir ceux qui peuvent être des éléments sur lesquels la réflexion avec les alliés pourrait se faire. C’est une action à l’état primaire avec des initiatives embryonnaires qui devrait nous permettre, le moment venu, de partager avec les alliés qui, à coup sûr, vont renforcer, améliorer et réorienter, au besoin, parce que nous voulons présenter aux Sénégalais les meilleurs produits dans le cadre d’une démarche inclusive avec la participation attendue de nos alliés.

Il ne s’agit pas d’un directoire de campagne ?

Il ne s’agit pas d’un directoire de campagne, parce que nous n’en sommes pas encore à la campagne. Ce sont juste des tâches qui sont confiées à des personnalités du parti et qui vont nous permettre d’assurer les axes préparatoires pour la prise en charge correcte des événements futurs.

Vous dirigez le pôle chargé de l’organisation du prochain congrès de l’Internationale libérale. Quelles sont les tâches qui vous attendent ?

L’Internationale libérale est une organisation libérale à laquelle l’Apr est affiliée et qui a décidé de tenir son congrès à Dakar pour encourager les libéraux du Sénégal, de l’Afrique, en même temps rendre hommage au leadership du président, Macky Sall. Ce sont des tâches de suivi, de monitoring de l’organisation de ce congrès. L’Internationale libérale a déjà,à l’interne, un organe de coordination. Nous allons recevoir le secrétaire général de l’Internationale libérale, courant avril 2018. Nous échangerons avec lui sur ses attentes. Et nous l’accompagnerons dans cette organisation. Nous voulons que ce grand rendez-vous soit une grande réussite.

Abriter cette rencontre internationale représente quoi pour le Sénégal ?

Le Sénégal sera la capitale du libéralisme. Dakar sera le lieu de convergence de tous les libéraux du monde venant de plusieurs partis politiques et des différents pays. Ce sera un grand congrès qui aura un impact politique, touristique, culturel. La tenue de ce congrès présente beaucoup d’avantages pour le Sénégal qui sera sous les lumières du monde.

Vous rassemblez les libéraux du monde, alors que ceux du Sénégal sont divisés. Ne peut-on pas parler d’incohérence ?

La division n’est qu’apparente, parce que nous appartenons à la même communauté. Nous avons les mêmes principes de gouvernance. Nous partageons les mêmes valeurs. Il se trouve que la famille libérale étant élargie, il y a des libéraux qui sont dans l’équipe gouvernementale du président, il y a des libéraux qui sont dans l’opposition. N’empêche, nous avons les mêmes valeurs et partageons les mêmes principes politiques.

L’opposition la plus radicale est incarnée par des libéraux…

C’est de bonne guerre, parce que nous sommes issus des flancs du Pds à la suite d’une scission. Ce qui fait que cette situation perdure, mais nous pensons que ce congrès pourrait aussi être un cadre d’échanges, d’harmonisation et de rapprochement entre les différents libéraux.

Quelle expérience de gestion Macky Sall pourrait partager avec ses hôtes ?

Le Pse qui est un formidable instrument de gouvernance riche en valeurs libérales sur le plan politique ou économique peut être l’attraction de ce grand congrès qui sera l’occasion, pour le Sénégal, de présenter sa politique économique et sociale aux yeux du monde, face à des libéraux. L’axe du Pse qui porte sur la transformation de notre économie autour de secteurs clés de notre croissance est une traduction puissante du libéralisme économique qui met l’homme et l’entreprise au cœur des activités économiques. Ce libéralisme économique qui fait la promotion de la productivité avec la densification des chaines de valeurs a permis au Sénégal d’enregistrer des progrès significatifs qui traduisent nos notations appréciables de notre économie par les agences de notation et notre rang dans la sous région et en Afrique subsaharienne. A ce progrès économique, le président Macky Sall a ajouté une dimension sociale autour des politiques sociales telles que la Cmu, les bourses de sécurité familiale, la revalorisation des pensions de retraite, la baisse des loyers et de la fiscalité sur les salaires…

N’est-il pas paradoxal le fait d’accueillir les libéraux tout en insistant sur les projets sociaux au Sénégal ?

Le libéralisme a aussi des vertus sociales. Le libéralisme de Macky Sall que théorise d’ailleurs un de nos frères Djibril War sous l’expression du libéralisme à visage humain montre que Macky Sall est un militant d’un libéralisme humaniste. C’est normal qu’on ait ces valeurs, parce que pour faire notre société, il nous faut beaucoup d’engagement dans la productivité de l’entreprise. Qui parle d’entreprise parle aussi de ses acteurs particulièrement les travailleurs et les populations. C’est la conciliation entre le progrès économique et la résilience sociale.

Nous sommes à quelques mois de la présidentielle de 2019. Le régime est-il prêt pour donner un second mandat au président Sall ?

Le deuxième mandat du président, Macky Sall, pour lequel nous œuvrons en lui apportant toutes nos ressources intellectuelles et morales, est une exigence populaire au nom de la consolidation des acquis. Nous sommes prêts, tous les jours, pour montrer les réalisations portées par le bilan exceptionnel, en un mandat du président, Macky Sall, qui a mis le pays en chantier avec des projets dans tous les secteurs.

Est-ce que le bilan suffit ?

A tout point de vue, le bilan réalisé suffit largement pour la réélection du président Macky Sall qui, au détriment de son parti, rappelez-vous son slogan : la patrie avant le parti, a consacré toute son énergie à redresser l’économie de notre pays, installer cette économie dans une trajectoire viable depuis 2014 après le lancement du Plan Sénégal émergent. Il a aussi aligné, depuis lors, les dépenses publiques sur les aspirations du peuple. Cela nous vaux beaucoup de satisfaction et de résultats satisfaisants en raison des progrès notables dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, du tourisme de la pêche, de l’industrie extractive.

Quelles sont les autres éléments qui seront pris en compte ?

Il est évident que le bilan n’est pas toujours la seule condition. C’est une condition nécessaire, mais elle n’est pas suffisante. Nous en sommes conscients. C’est pour cette raison justement que nous allons montrer ce que nous avons fait, parce que le bilan est une condition. Nous allons aussi vendre des perspectives à travers ce qu’il est convenu d’appeler la phase II du Pse. Cette élection va aussi nous permettre de montrer aux Sénégalais que ce que nous avons commencé n’est pas encore terminé, on va approfondir, améliorer dans l’objectif unique et exclusif d’améliorer le bien-être des populations.

Est-ce que le parti pourra compter sur l’engagement de tous les responsables ?

Il est évident que tous les responsables seront engagés. Ils vont porter les réalisations du président de la République, mobiliser l’électorat du président de la République à travers notre parti, notre coalition, Bennoo Bokk Yaakaar pour qu’ensemble, nous puissions lui offrir un deuxième mandat qui lui permettrait de consolider les acquis afin de réduire les inégalités sociales.

Et les frustrés et ceux qui pensent aux élections locales…

A ces responsables,je pourrais dire est qu’il ne faut pas anticiper les élections locales, alors que l’élection présidentielle est la base de notre existence politique. Il faudrait qu’ils comprennent qu’on ne met pas la charrue avant les bœufs. Il faut gagner l’élection présidentielle avant d’envisager à participer aux élections locales.L’enjeu, c’est l’unité de nos bases. Le rassemblement autour du président de la République, parce que c’est le temps du président de la République. Ce n’est pas le temps d’un quelconque autre candidat.

Depuis quelques temps, l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, multiplie les sorties contre le régime. Cela vous ébranle-t-il?

Depuis 2012, nous participons à des élections que nous gagnons de manière triomphale, parce que nous avons un instrument politique, l’Apr et la coalition Bennoo bokk Yaakaar. Notre instrument a fini de prendre l’espace politique en termes de suffrages. Nous sommes une coalition forte et organisée, présente sur l’ensemble du territoire, portée par des hommes et des femmes de qualité qui ont de l’expérience et de la qualité et qui ont toujours montré leur dévouement aux causes du président, Macky Sall. Je pense que les élucubrations et les bavardages des uns et des autres ne peuvent pas nous ébranler. Nous sommes conscients d’une chose qui explique, quelque part, notre sérénité et notre confiance en l’avenir, le bavardage de certains donneurs de leçons ne va pas empêcher au peuple d’entendre les actes du bâtisseur Macky Sall.

Il fustige la gestion de certains dossiers comme la crise scolaire…

Les Sénégalaises et les Sénégalais sont témoins des efforts de redressement et de renforcement de la qualité de notre école. Le président de la République est le premier militant de l’école sénégalaise. 132 milliards de Fcfa ont été investis dans le secteur éducatif pour des infrastructures avec la construction de milliers de salles de classe, de nouveaux lycées, de laboratoires, de lycées d’excellence, mais aussi de structures administratives pour renforcer l’encadrement administratif du secteur éducatif. Beaucoup d’investissements ont été faits. Beaucoup d’accords ont été mis en œuvre pour permettre justement aux enseignants de rentrer dans leurs droits, mais aussi des efforts ont été faits pour valoriser la fonction enseignante. Pour preuve, nous avons lancé récemment le grand prix du président de la République pour l’enseignement. Cela veut dire que le président de la République est attaché aux acteurs qui incarnent l’école, plus particulièrement les enseignants. Il est attentif à tout ce qui se fait dans la communauté éducative. Maintenant, je pense que ce ne sont pas des solutions structurelles. Les solutions structurelles ont été abordées. Dans une grève, les doléances sont prises en charge dans la limite du cadrage budgétaire qui ne nous permet pas d’aller au de-là de ces possibilités. Le président l’avait signifié aux enseignants qu’il avait reçus. Il a pris l’effort d’augmenter l’indemnité de logement pour les enseignants jusqu’ à 25 000 Fcfa. Ce qui constitue une augmentation de plus de 60% des indemnités. Il a fait preuve de bonne volonté pour parvenir à pacifier l’espace scolaire. Certains acteurs sont conscients des efforts fournis par le président de la République. D’autres sont encore dans une logique de résistance. Nous pensons qu’en mettant le Sénégal en avant, des solutions fortes et durables nous permettront de tourner la page de cette crise scolaire.

L’opposition appelle à une manifestation contre la Loi sur le parrainage. Quelle appréciation en faites-vous ?

L’opposition est en train de tout faire pour empêcher la tenue de l’élection présidentielle en 2019. Les arguments qui sont brandis par l’opposition ne tiennent pas la route. Le parrainage n’est pas une invention du président, Macky Sall. Il existe dans notre constitution depuis 1992. Il existait déjà dans la Constitution pour les élections de 1963. Le parrainage est un mécanisme que le président Macky Sall pense pouvoir affiner pour rendre l’espace démocratique plus clair, plus transparent et plus responsable. C’est pourquoi il a pensé, dans des mécanismes de régulation du jeu démocratique, qu’il fallait essayer de trouver une solution pour éviter d’abord la discrimination entre les différents candidats. Les valeurs de notre Constitution ne permettaient pas cette discrimination. La Constitution prévoit, dans son article I, l’égalité des citoyens devant la Loi. J’ai également déclaré que l’article I de la déclaration universelle des droits de l’homme dispose, de manière très claire, que tous les citoyens sont égaux en droit et en dignité. Le fait d’avoir institué un parrainage réservé exclusivement au candidat indépendant ne permet pas une égalité des candidats devant la Loi. En le corrigeant, le président Macky Sall ne fait que répondre à l’expression largement reconnue des acteurs politiques qui est la nécessité de rationnaliser l’espace politique. C’est son obligation et son devoir. Le processus normal des négociations a été engagé sous la présidence d’un homme neutre, dont les compétences sont reconnues par les Sénégalais. Ils ont fini de faire les concertations entre les acteurs politiques de l’opposition, de la majorité et de la société civile. Il est de la responsabilité du président de la République de trancher. C’est lui qui définit la politique de la Nation. Il a décidé, en soumettant le projet à l’Assemblée nationale, tout en étant ouvert à des discussions sur les modalités de mise en œuvre. Nous sommes ouverts sur ce point, mais il est évident que le Sénégal doit faire face à ce qui paraît être une sorte d’émiettement ou de fragmentation de l’espace politique qui est un risque évident de blocage. Nous l’avons déjà vu en 2017 avec 47 listes pour les élections législatives. 15 milliards de Fcfa pour l’organisation matérielle des élections. C’est exorbitant. Sans compter tous les effets collatéraux induits par l’organisation de ces élections avec des équipes de télévision. C’est un coût énorme. 2700 tonnes de bulletins. Je pense aussi que la démocratie a un prix, mais son coût doit être raisonnable et supporté par le peuple et le budget du pays.

Voulez-vous dire que le pouvoir est ouvert à une diminution du taux d’1% arrêté dans le projet de Loi ?

On reste ouvert. Le président Macky Sall est un homme de dialogue et de consensus. J’ai dit quelque part que je n’ai pas vu un chef d’Etat souscrire à autant de concertations au cours d’un seul mandat sur le plan politique. J’ai parlé des assises de l’éducation, des concertations nationales sur l’enseignement supérieur, des assises sur les réformes institutionnelles, de la concertation sur l’acte III de la décentralisation, des concertations sur les réformes foncières. Il a institué, en mai 2016, la journée du dialogue national qui a abouti à une rencontre avec l’opposition conduite par Mamadou Diop Decroix. Tout cela veut dire que le président de la République est un homme de dialogue et de consensus. On ne peut pas dire que le président de la République est un homme qui ne parle pas avec son opposition. Il a dit, en dépit du fait que la Loi soit à l’Assemblée nationale, il est possible d’envisager des discussions avec les députés de la majorité et ceux de l’opposition pour affiner la Loi. Le président de la République est ouvert. Le président de l’Assemblée nationale est ouvert. Le président de notre groupe parlementaire a eu à déclarer, de manière claire, que la majorité présidentielle reste ouverte sur les propositions formulées par des députés de l’opposition. L’Assemblée nationale est un espace de dialogue qui peut permettre de convenir de qui est essentiel pour consolider notre démocratie.

N’y a-t-il pas de risques de troubles si le gouvernement maintient le projet de Loi sur le parrainage ?

Je ne peux pas envisager des risques de troubles à l’ordre public pour un projet de Loi qui est une procédure normative régulière. Un projet de Loi qui ne fait qu’élargir les vertus démocratiques de notre Constitution. Un projet de Loi qui n’empêche aucune candidature. Un projet de Loi qui renforce notre démocratique et élimine les injustices et qui permet également d’organiser, de manière convenable, les élections, en offrant une visibilité aux candidats et des offres politiques pour permettre aux citoyens de faire leur choix dans des conditions justes et acceptables.

Ne craignez-vous pas un 23 juin bis ?

Pour moi, le 19 avril n’est pas le 23 juin. Le 23 juin, c’était un projet de Loi antidémocratique qui prévoyait une dévolution monarchique, qui prévoyait une majorité de 25% pour élire un président de la République. C’était un recul démocratique. Le présent projet de Loi ne privilégie personne, ne change pas les règles du jeu et il met le peuple dont les pouvoirs se voient ainsi renforcer au début du processus électoral comme acteur de validation des candidatures. Il permet à toutes les candidatures de remplir les mêmes conditions et les mêmes formalités sans discrimination. C’est un formidable progrès. Un saut qualitatif de notre démocratie.
Les partisans de Khalifa Sall continuent de dénoncer un procès politiques après la condamnation de leur leader. Vos commentaires ?

Je n’ai pas de commentaire sur ce procès. Ils sont libres d’apprécier le contenu du verdict dans le respect de la Loi. La meilleure manière de contester une décision de justice est d’utiliser les voies de recours.

L’opposition pense que le pouvoir veut se choisir des adversaires…

Le pouvoir n’a aucune ambition de choisir des adversaires. On ne choisit pas des adversaires. On n’a pas aussi peur de l’adversité. Nous avons été aux élections de 2012. Nous avons gagné. Nous avons été aux élections locales que nous avons gagnées. Nous avons gagné les élections référendaires. Nous avons gagné les législatives avec une écrasante majorité à l’Assemblée nationale. C’est pour vous dire simplement que nous ne sommes pas inquiets. Notre suivant aux élections législatives avaient 582 000 voix là où Bennoo Bokk Yaakaar avait enregistré plus 1 600 000 voix. C’est pour dire simplement que nous n’avons pas à craindre une opposition. Nous avons une coalition sérieuse, organisée qui porte la vulgarisation des réalisations du gouvernement. Nous portons cela avec beaucoup d’enthousiasme et beaucoup de courage.

Comment le département de Mbour prépare la présidentielle de 2019 ?

Comme presque tous les départements, on la prépare avec beaucoup d’animation avec la mobilisation de nos militants dans la phase d’inscription sur les listes. Nous échangeons pour permettre aux différents responsables de parler le même langage et de travailler à renforcer l’unité pour que notre victoire soit la plus éclatante.

Est-ce que l’Apr et ses alliés ont des arguments pour défendre le bilan du régime dans le département de Mbour ?

Bien sûr, parce qu’au moment où je vous parle, le grand programme Promovilles est en train de prendre ses bases dans la commune de Mbour. Beaucoup de réalisations ont été enregistrées. Nous avons l’aéroport Blaise Diagne avec son impact économique et social. Le département de Mbour est traversé par deux grands projets autoroutiers. Nous avons l’autoroute jusqu’à Mbour. Eventuellement, en 2019, nous l’aurons jusqu’à Kaolack. Le département de Mbour est l’un des bénéficiaires des bienfaits du Pse.

Avec le soleil

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