Un élève du lycée Malick Sy blessé lors d’affrontements avec des policiers

Un élève a été blessé lundi lors d’affrontements entre lycéens et collégiens retranchés au sein du lycée Malick Sy, et policiers prépositionnés de l’autre côté de la clôture de l’établissement, alors que les premiers manifestaient pour un retour à la normale des enseignements.

L’élève blessé, inscrit en terminale, a été évacué à l’hôpital par les sapeurs-pompiers en compagnie de l’infirmier du lycée, a indiqué à l’APS le proviseur Ahmed Iyane Diop.

Il a eu « le nez cassé », a dit le responsable du lycée, témoin oculaire de l’incident.

Les heurts ont commencé vers les coups de 9 heures quand des élèves sont sortis pour manifester pacifiquement, afin de réclamer « un déroulement normal des cours », a dit un élève, ajoutant que c’est alors qu’ils ont été dispersés par les policiers.

Repliés dans la cour du lycée, ils ont continué à jeter des pierres, malgré la tentative du proviseur de les arrêter.

Les policiers ont réagi en lançant des gaz lacrymogènes dans l’enceinte du lycée, où le lycéen, identifié sous le nom de Ousmane Mbaye, a été touché.

Pour Mansour Malick Ndiaye, censeur du lycée, le mouvement des élèves n’a pas eu pour origine le lycée Malick Sy, mais plutôt un mot d’ordre d’un collectif national d’élèves.

Devant l’intensité des jets de pierres qui commençaient à perturber la circulation sur la nationale passant devant le lycée, des policiers sont entrés à l’intérieur de l’établissement vers les coups de 11 heures, pour demander pacifiquement aux élèves de sortir.

« C’est la deuxième fois » que des affrontements pareils se produisent dans le lycée Malik Sy, a noté proviseur qui y loge avec sa famille. « J’ai un bébé à la maison, ils ont failli l’étouffer » du fait des gaz lacrymogènes, s’est-il plaint.

« Il n’y a aucun mot assez fort pour qualifier la situation » que traverse actuellement l’école, a indiqué à l’APS, Djibril Cissé, secrétaire général de l’association des parents d’élèves (APE) du lycée Malick Sy, trouvé sur les lieux.

Appelant aussi bien les autorités que les syndicats à « faire preuve de responsabilité », M. Cissé estime que si rien n’est fait, « on risque d’aller vers la catastrophe, l’année blanche ».

« Il faut que les autorités fassent un effort supplémentaire et que les syndicats lâchent du lest », a-t-il préconisé, relevant que « les plus grandes guerres se sont terminées autour d’une table ».

« Dans les jours à venir, a-t-il annoncé, nous allons faire une déclaration pour sauver l’école sénégalaise ».

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