France: après la démission de Pavageau, FO resserre les rangs

En France, Force ouvrière tente de resserrer les rangs après la démission de Pascal Pavageau, moins de six mois après son élection à la tête du 3e syndicat de France. A l’origine de de cette affaire, la révélation d’un fichier controversé sur les dirigeants de FO. Le remplaçant de Pavageau devra être désigné fin novembre 2018.

Le successeur de Pascal Pavageau sera élu lors du comité confédéral national qui se réunira les 21 et 22 novembre. Mais d’ores et déjà, le syndicat se concentre sur sa priorité : les élections professionnelles dans la fonction publique. Comme l’explique Dominique Andolfatto, professeur à l’université de Bourgogne, « c’est un enjeu très important pour Force ouvrière parce que ce syndicat, actuellement, est le premier syndicat de la fonction publique d’Etat. Cela se passe tous les quatre ans. Donc, si il veut garder son rôle de leader dans la fonction publique, il faut qu’il se lance tête baissée dans ces élections, qu’il fasse campagne sur le terrain, qu’il soit à l’écoute des fonctionnaires ».

« Campagne d’écoute »

Un travail de terrain qui permettra, peut-être, au syndicat de sortir de la crise actuelle : « Il faut faire une campagne d’écoute qui montre que FO a été mise en cause au plan national, c’est un de ses dirigeants qui a été mis en cause, mais que sur le terrain, Force ouvrière est bien présente, qu’elle fait campagne, qu’elle va tenir compte des revendications des différentes catégories de fonctionnaires et qu’elle va conserver, je pense que dans son optique elle veut conserver évidemment ce leadership dans la fonction publique d’Etat ».

Agenda chargé

Car l’agenda est chargé. Les syndicats se préparent à deux nouvelles réformes du gouvernement : celle de la fonction publique et celle des retraites.

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